Chronique d’une Humanité piégée

Les débuts : l’illusion de la liberté
Les années 1970 sonnent l’ère des grandes révolutions domestiques grâce aux innovations technologiques. Cafetières électriques, machines à laver, mixeurs, télévisions en couleur, et même des Tupperware révolutionnent les foyers. Tout semble pensé pour faciliter la vie des ménages !
Cette décennie marque aussi l’arrivée massive des voitures dans les foyers, l’expansion des supermarchés et la démocratisation des crédits à la consommation pour acquérir ces promesses de vie confortable et de temps gagnés en moments de qualité.
On se félicite : les familles s’organisent mieux, et les femmes pourraient enfin s’alléger des tâches ménagères et octroyer plus de temps de qualité à elles-mêmes et leurs enfants, maris..
Pourtant, ce qui s’annonçait comme une libération des tâches domestiques et une révolution bénéfique à l’humanité n’était que le début d’un engrenage.
Plus de temps libre ? Non, plus de pression.
Avec la consommation de masse, il fallait acheter, rembourser, toujours plus. On croyait respirer, mais on s’est étranglé.
De la modernité, les mœurs se sont transformés et les valeurs ont été inversés. Les vices sont devenus la norme à adopter, émanant de nos désirs vils et refoulés. La facilité, l’adultère, l’usure, l’égoïsme sont enfin valorisés.
Et toi, dans ton foyer, ces objets simplifient-ils vraiment ta vie ou t’incitent-ils à en vouloir davantage ?
Les années 1980 : « Liberté » ou esclavage déguisé ?
Une décennie plus tard, le monde bascule. Le consumérisme explose, les femmes intègrent massivement le marché du travail, souvent pour soutenir les crédits des « conforts modernes ». Mais que reste-t-il de cette « liberté » qu’on nous promettait ?
C’est l’explosion de la publicité et de la mondialisation. La « liberté individuelle » est la valeur la plus « sacrée ». La société de consommation accélère.
Acheter devient une façon de vivre. Les marques comme Nike (fondée en 1971 mais qui décolle vraiment dans les années 80) et Apple (qui lance le premier Macintosh en 1984) incarne cette nouvelle ère où le statut sociale se mesure à ce que l’on possède.
Les mœurs changent : les femmes travaillent plus, mais à quel prix ? La pression économique entraine une dépendance aux deux salaires, tandis que les couples se déchirent. Les divorces explosent : en France le taux passe de 34 000 en 1972 à près de 120 000 en 1989.
L’adultère devient un « truc à vivre », un produit vendu par des médias qui glorifient l’excitation du secret. Les divorces se normalisent. La fidélité est un mythe et tout cela est acté dans les films télévisés.
Les enfants sont les premières victimes. La cellule familiale éclate. C’est un phénomène mondial. Les mères doivent jongler entre travail, maison, éducation. Dans les cours de récré, le mot « divorce » devient courant, presque banal. On passe d’une société où la famille était le socle à une époque où chacun doit avancer « seul » au nom de la « liberté ».
Quand les familles explosent, où se trouve l’équilibre ? Avons-nous gagné la liberté ou perdu notre humanité ?
Les années 1990 : La télé enseigne l’instabilité
La télévision ne se contente plus de distraire, elle éduque.
En France, des séries comme Hélène et les Garçons ou Les Filles d’à Côté formatent les esprits : parents absents, couples interchangeables, et relations superficielles.
De plus en plus de familles éclatées, les mères cumulent travail, responsabilités familiales, garde des enfants et sont épuisées. Les pères, eux, sont des ombres, souvent absents, quasi invisibles.
Les études de l’époque le confirment : en 1990, seuls 7% des enfants vivent dans des familles recomposées mais ce chiffre double rapidement. Résultats ? Des enfants livrés à eux-mêmes. En 1995, à 14 ans, je faisais figure d’exception : mes parents étaient encore mariés, contrairement à mes amis. L’une d’elles, mère absente, père inexistant, se débrouillait seule pour cuisiner et faire ses devoirs avec son petit frère.
Les rôles s’inversaient.
Là où la télévision des décennies passées aspirait à rassembler, celle des années 1990 instaure un nouveau standard : le chaos relationnel.
« Génial, mes parents divorcent » est un succès populaire, mais derrière l’écran, une génération grandit dans le manque et la désillusion.
Et toi, que retiens-tu des histoires qu’on te raconte ? Peux-tu encore distinguer le réel de la fiction ?
Les années 2000 : Connectés, mais isolés
L’avènement des réseaux sociaux change tout. Caramail, Facebook vont changer notre façon de communiquer.
Les sites de rencontres pour tous voient le jour avec Meetic… La promesse de trouver l’âme sœur est placardée partout. Le rêve de s’unir pour la vie de nouveaux retentit. D’abord, on y croit, mais très vite, ça nous broie.
Car la relation ne dure que pour la nuit. De nouveau, la désillusion surgit. En fait les relations deviennent des produits. L’amour est consommable, éphémère et rapporte très gros.
La désillusion est universelle : on pensait se rapprocher des autres, on s’est isolé devant nos écrans.
Les écrans deviennent omniprésents : d’abord sur nos bureaux, puis dans nos poches avec les téléphones portables. Des forfaits illimitées pour parler pour ne rien dire puis des communications transformées en selfies et sms.
A l’écran comme dans la vie, le mariage est devenu archaïque, démodée, trop cher, une occasion de grande fête chic hors de prix et toujours une union à durée limitée sans créer aucune urgence. Tout le monde agit comme dans les séries où des pseudo « étoiles » véhiculent la « nouvelle vérité ».
Les séries comme Friends ou Sex and the City sont diffusées dans le monde entier et nourrissent un idéal vide : célibataires en quête d’accomplissement, relations chaotiques, recherche perpétuelle d’un idéal qui n’arrive jamais. Les amis sont la nouvelle famille à qui ont pardonne même le pire.
Et toi, t’es-tu déjà identifié à l’acteur ou l’actrice principale et es-tu devenu le personnage d’une série que tu n’as pas écrite ?
Nos besoins d’être connectés sont immenses et tout est fait pour répondre à la demande. Une demande implicite. Une demande construite. Le système nous a conditionné. Il a trouvé la faille. Celle de tous les humains. Détruire nos bases, nos piliers, nos fondements, nos liens originels : la famille constitué d’un papa, d’une maman et des enfants.
Les années 2010 : L’addiction à l’illusion
Avec les smartphones, l’addiction devient totale.
Le monde est littéralement au bout de nos doigts. Des icônes comme Facebook, Instagram, Tweeter ou encore Netflix ou Tinder façonnent notre quotidien.
La dopamine est distribuée à chaque notification, chaque like. Pourtant, tout ce qui brille n’est pas de l’or. Derrière ces couleurs vibrantes se cache un gouffre : la solitude déguisée en connexion.
Puis vient l’ère de la télé-réalité, le summum de « la société fake » qui se donne en spectacle. Des émissions comme « Les anges » ou « Secret Story » imposent des modèles toxiques : argent facile, relations éphémères et intéressées, physiques artificiels. Ces programmes regardés par des millions, et surtout la jeunesse formatent les mentalités.
Les idéaux sociaux et physiques sont uniformisés, standardisée. Barbie fusionne avec Beyoncé. Faux cils, faux seins, extensions, contouring, chirurgie esthétique, lèvres gonflées au botox, filtres Instagram, sacs de luxe, vêtements rembourrés, fast fashion : la femme n’est plus qu’une une image, un produit, un uniforme, un masque.
Ce marché génère des milliards et manipule durablement les esprits.
Les hommes sont des femmes comme les autres et suivent le même chemin : implants capillaires, corps sculptés, de plus en plus dénudés, produits de beauté et bijoux bien ajustés, identités effacées.
Hommes et femmes consomment pour être plus. Des pilules à avaler, au sens propre comme figuré : pour maigrir, pour dormir, pour ne pas dormir, pour grossir, pour bronzer, pour s’énergiser ou se tranquilliser, pour tout et pour rien car on ne sait pas si c’est placebo ou arn? Tous dans la même arène.
La liberté est-elle réelle ou conditionnée ? Que nous cache-t’on en nous plongeant dans ces illusions ?
Le Mantra constant de la quête ultime de richesse : Avoir pour Être
En PNL et en hypnose, il y a une technique dite de « Milton Erickson » qui permet d’hypnotiser les gens en programmant leur subconscient. Le marketing l’utilise constamment et bien avant, c’est le Diable qui serait à l’origine de cette technique de séduction qui consiste à créer un désir en convoquant l’imagination et la visualisation accompagner d’une suggestion qui utilise un langage spécifique. Souvent, cela commence comme cela : « imaginez, vous vivez de votre passion et vous avec une fortune illimité, que feriez-vous? » ou encore « Imaginez qu’il vous reste 1 semaine à vivre, où iriez-vous, avec qui, que feriez vous? 7 personnes sur 10 ont répondu que …. ». Vous comprenez mieux ?
Ainsi, le même message est délivré : « l’argent rend heureux ! Devenez riche et soyez envié de tous ! Devenez riche et vous aurez la puissance ! La beauté et la santé ! Si vous êtes riche, vous aurez les femmes les plus belles ! Pour être belle il faut être riche! L’argent est ce qu’il y a de plus important alors travaillez plus pour gagner plus! L’argent est ce qu’il y a de plus important . L’argent est indispensable quoi qu’il arrive ! Vous devez vouloir être riche sinon vous êtes des gros loosers ! Travaillez, achetez, payez !
Et pour devenir riche, il faut sacrifier, sans cesse. Oui, le sacrifice est la clé : sacrifier vos valeurs, votre famille, votre équilibre, vos enfants, votre temps, votre santé, votre physique, votre sexe, votre humanité et oufff! Enfin….. vous serez PEUT-ÊTRE riche !?
Voyez comme ce Dieu Argent exige toujours plus de sacrifices. Mais le résultat est là : confort, sécurité et rêves illimitées.
Aujourd’hui : tous sous contrôle mental pour le plus grand bien de Tous
Et maintenant ?
Nous vivons dans une matrice. Une prison de verre où nos besoins sont dictés par des algorithmes, des publicités, des influenceurs, des émotions simulées, des images vides tels des épouvantails.
Les GAFAM ont trouvé la faille : détruire la cellule familiale, instiller le doute sur nos valeurs. Matérialiser tous nos désirs, nous diviser en nous isolant devant nos écrans, en nous injectant des overdoses de dopamines de synthèse.
Résultat : des consommateurs dociles, piégés dans une course sans fin vers une autodestruction programmée.
Mais ce n’est pas une fatalité. C’est à chacun de décider. Certains aiment avoir des maitres et d’autres préfèrent mourir que de renoncer à leur liberté : de décider, de choisir, de vivre selon les vertus originels et archaïques de vérité, de dignité, de mérite, d’honnêteté, de partage, de famille.
Maitre ou esclave, l’union fait la force et le discernement est indispensable pour agir.
Je pense qu’il y a un temps pour tout et maintenant c’est un nouveau cycle, une nouvelle ère.
Il est vain et inutile de continuer le même système et de servir des idéaux corrompus, vicieux et pervers au nom de l’évolution, des avancées technologiques et d’exploitation des richesses aujourd’hui exacerbées.
Cette nouvelle ère est inévitable. Elle rétablit l’équilibre. Les anciens maitres sont à jamais esclaves de leurs avidité, de leur perversion et de leur inhumanité.
Dare, grow, rise et change le game !
Call me Sonnye,
Coach and Player
Sources :
- Taux de divorces en France (1972-1989) : INSEE
- L’impact des reseaux socieux sur la santé mentale : étude publiée par psychological Science, 2009
- La montée des familles recomposées : Rapport CNAF, 1995
- La manipulation par la télé-réalité : Le Monde Diplomatique, dossier special 2012.
